Une pastorale renouvelée

« Tous missionnaires »

2016 04 09 Week end pastoral, Toulouse (56)
La joie de l’Evangile, c’est le titre mê­me du texte que le pape François a écrit en 2013 pour exhorter tous les chrétiens, clercs et « fidèles laïcs » à « l’annonce de l’Evangile dans le mon­de d’aujourd’hui ». Dans un contexte où s’estompent les repères religieux et moraux de la société d’hier ou de la chrétienté d’avant-hier, une telle annonce est nécessaire, car nous ne pou­vons supposer que nos contemporains aient rencontré le Christ, la chaleur de l’amour de Dieu en Lui, goûté la joie de l’Evangile. C’est là une expérience sans laquelle la foi ne serait qu’une idéologie, un système de pensée, un en­sem­ble de valeurs, et non une his­toire d’amour qui colore toute la vie du croyant et lui donne son vrai sens.

2016 04 09 Week end pastoral, Toulouse (53)Chaud, froid, tiède…?
Or, une telle annonce de l’Evangile rencontre une résistance, non pas d’a­bord chez ceux à qui elle est adressée, mais chez ceux-là mêmes qui en sont chargés : les chrétiens, les disci­ples que le Christ envoie dans le mon­de pour l’évangéliser, nous, catholi­ques, qui vivons pourtant comme si l’annonce de la foi n’était pas notre responsabilité : c’était l’affai­re d’avant (« ça a déjà été fait… »), ail­leurs (« dans les pays de mission… »), ou par d’au­tres que soi (« les prêtres, les re­ligieu­ses… »). Cette timidité, cette tiédeur à annoncer le Christ, et qui a de multi­ples causes (laïcité mal comprise com­me restriction de la foi à la sphère pri­vée, manque de confiance en Dieu et en soi, respect humain), tout cela est le signe que nous-mêmes avons encore à nous laisser réchauffer par l’Evangile : « Si quel­qu’un a accueilli cet amour qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ? » (pa­pe Fran­çois, EG 8)

2016 04 10 Week-end pastoral à Toulouse (65)Oser annoncer
Le pape François donne l’exemple en osant des paroles et des gestes qui in­terpellent le monde entier, et en appelant toute l’Eglise et tous les chrétiens, clercs ou laïcs à la conversion, à un renouveau missionnaire. « Aller aux pé­riphéries » invite-t-il sans cesse, pour faire renouer les chrétiens avec l’Egli­se des origines, une Eglise en mission, n’ayant pas peur d’annoncer le Christ – fût-ce en prenant des risques. « Au lieu d’être seulement une Eglise qui accueille et qui reçoit en tenant les portes ouvertes, efforçons-nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes, qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui ne la fréquente pas, qui s’en est allé ou qui est indifférent. Parfois celui qui s’en est allé l’a fait pour des raisons qui, bien comprises et évaluées, peuvent le conduire à revenir. Mails il y faut de l’audace du courage. » (pa­pe Fran­çois).

Cf. http://tinyurl.com/evangeliser-1

p. Raphaël Bui

Le témoignage d’une catéchiste

Pour moi, ce w.e. de formation pasto­rale a été un réel moment de bonheur, car j’ai retrouvé les prières et les chants dynamiques de ma jeunesse. Et ça me manque !
J’aime la façon dont on s’adresse à Dieu tous ensemble.
J’aime quand on prie l’Esprit.
J’aime quand on prie les uns pour les autres.
J’aime quand l’Eglise nous propose des paris fous.
J’aime quand on se témoigne les uns les autres notre foi.
Je suis heureuse dans une communauté en communion, qui a la patate et que ça se voit.
Je suis heureuse  quand je me se sens libre, car je vois aussi les autres expri­mer leur liberté.
Je suis heureuse quand je ressens qu’on est vraiment des frères en Christ, quand on le vit.
Voilà ce que j’ai vécu ce w.e. ! Du coup ça m’a donné soif ! je suis prê­te ! On a partagé ensemble des choses extra­ordinaires, sans parler de la « for­mation » et même de la reformation a­vec le Créa­teur, reformation avec ce que je suis vraiment : sa créature.
Quant à la formation à proprement parler, j’ai apprécié sa simplicité et en même temps sa richesse. C’est la pre­mière fois que je « touche du doigt » comment réfléchit l’Eglise. Et ça me plait. J’aime beaucoup la vision du pape sur l’Eglise.

Stella Chincholle (La Mothe-Quins)

Un mem­bre du conseil pastoral témoigne

Durant ce week-end pastoral, j’ai été impressionnée par l’engagement de ces bénévoles d’Alpha* & Talenthéo** sur leur temps personnel. Ils se sont mis au service des autres. Ils nous ont fait découvrir que l’on n’avait pas besoin d’être prêtre, diacre… pour parler de Dieu, prier. Ils nous ont fait découvrir qu’ils étaient des chrétiens audacieux. Ils nous ont fait aussi découvrir les « 5 essen­tiels » que nous devrions vivre naturellement : la prière, la fraternité, le ser­vice, la formation et l’Evangélisation. Par mon baptême, je suis un disciple missionnaire : disciple, ce qui veut dire que c’est moi qui décide de me mettre à la suite de Jésus.
Il faut se rendre à l’évidence que nous ne savons pas toujours accueillir au sein de nos paroisses… Et pourtant ces personnes sont appelées à vivre ces 5 fondamentaux. Comment pouvons-nous être inventifs pour les aider à découvrir ou redécouvrir l’existence de Dieu, leur offrir une vie fraternelle.
Il va falloir revisiter nos savoir faire, nos façons d’être. Il ne faut pas dire « nous avons toujours fait comme ça ». Il faut apprendre à travailler en équi­pe pastorale.
Au cours de ces deux jours, j’ai beaucoup aimé ces temps de priè­res, de louanges, de chants, d’adoration eucharistique, de témoignages…
Comme nous y invite le Pape François, allons aux périphéries avec comme ob­jectif de former et faire croître de nou­veaux Disciples-Missionnaires.

Anne Marie Bel

* Alpha est un outil d’évangélisation à partir de soirées-dîners organisées sur par une équipe paroissiale.
** Talentheo est l’équipe de laïcs qui s’est constituée pour donner aux évêques, prêtres et laïcs la formation  « Des pasteurs selon mon coeur ».

Témoignage d’une future confirmante

Le week-end de formation pastorale m’a permis de mieux comprendre mon par­­cours de foi.
Il a aussi éclairé ma vie de chrétienne disciple et missionnaire pour laquelle je me pose de nombreuses questions puisque je vais recevoir le sacrement de la confirmation le 14 mai prochain.
Le Seigneur était là et j’ai compris que je devais ouvrir mon cœur et ne pas craindre de vivre ma foi. J’étais un peu interrogative au départ. Je me suis de­­mandée si j’allais être à la hauteur.
Ayant communié pour la première fois il y a trois ans, je me sens parfois igno­rante. Mais ce parcours de formation m’a ouvert les yeux et le cœur. Poser, com­prendre et organiser : voilà de quoi mieux recevoir la mission que le Christ m’a confiée en vertu de mon baptême.
Tout d’abord, vivre les cinq essentiels de la vie spirituelle de manière équili­brée afin de grandir dans sa foi, dans sa vie de disciple, dans sa communauté paroissiale
– Prière : « Tu aimeras ton Seigneur ton Dieu de tout cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée »
– Fraternité, Service : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »
Evangélisation : « De toutes les nations faites des disciples… »
– Formation :  » …leur apprenant à gar­der tout ce que je vous ai commandé »
S’interroger sur ces cinq essentiels : quels sont les plus naturels pour moi ? Quels sont ceux que je pourrais vivre davantage ?
Etre disciple, c’est suivre le Christ. Etre missionnaire, c’est témoigner de sa ren­contre avec Jésus. Comment faire des disciples mission­naires ?
– En offrant le bon environnement aux 5 essentiels de la vie spirituelle
– En permettant à chacun de grandir dans sa foi

C’est ce que j’ai moi-même vécu depuis trois ans au sein de ma paroisse. J’ai croisé des disciples qui m’ont offert de grandir.
Il y a quelques années, j’étais une chré­tienne convertie mais isolée, à la re­cherche d’une communauté. Grâce aux bras ouverts des membres de la parois­se de Baraqueville, je sais aujourd’hui que je suis devenue disciple du Christ. Enfin, j’ai compris le cheminement qui avait été le mien. Et ce que ce sacre­ment de la confirmation allait m’appor­ter. Remercier le Seigneur de m’avoir permis de grandir dans ma foi grâce à ses disciples et dire je suis prête à aller porter sa parole auprès des autres.
Ce week-end a levé beaucoup de dou­tes en moi, m’a permis de communier avec chaque personne présente près de moi, sans préjugé.
Beaucoup de paroles du Christ, du Pape François ont résonné en moi comme une évidence.
Ne pas dire « j’ai peur, je n’ose pas », mais merci Seigneur pour chacune des rencontres que je ferai désormais. Celui qui ose, le Seigneur ne le déçoit pas.

Ghislaine Cortes

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