Quatre jeunes filles de la paroisse aux JMJ

La-foule-presse-pour-ecouter-pape-Francois-lors-messe-envoi-cloture-JMJ-Cracovie-dimanche-31-juillet_0_730_487Vivre mes premiers JMJ après tant d’an­­nées qu’on m’en parle. Le mot que j’u­tiliserai c’est : Incroyable ! L’arrivée dans une ville de Pologne où on nous a très bien accueillies dans des famil­les généreuses, qui avaient le goût du par­tage, de nous faire sentir qu’on était chez soi, qui avaient envie qu’on dé­couvre leur culture mais aussi l’histoire de leur pays (visite d’un camp de concentration à Stutthof ). On dit sou­vent que les Français aiment bien man­ger mais les Polonais aussi !
Dans les différentes messes interna­tio­nales, ce qui m’a impressionnée, c’est le silence au moment des prières même si l’on était 2,5 millions de jeunes. Cela permettait de bien prendre le temps de prier, de réfléchir sur nous pour voir comment on pouvait s’améliorer après ces JMJ. Dans les fi­les d’attentes que l’on faisait, ou dans nos voyages en train on rencontrait des jeunes de différents pays.
Un des messages que le Pape nous a transmis, celui que j’ai le plus aimé c’est : « il n’y a rien de plus beau que de contempler les désirs, l’engagement, la passion et l’énergie avec lesquels de nombreux jeunes affrontent la vie. Cela est beau ! »
Après ce message, je me suis dit : « Je vais continuer dans la vie de tous les jours à m’engager que ce soit dans dif­férentes associations, mais aussi de continuer à aller vers les autres sur­tout auprès des personnes fragiles.
Merci aux différentes personnes qui nous ont aidées financièrement, qui ont été avec nous par la pensée, leur sou­tien, leurs prières, à vivre ces JMJ !

Priscillia Bel

Stéphanie, Mélina, Emeline, Priscillia

Après les JMJ de Madrid en 2011, me voilà partie direction la Polo­gne ! Avant le départ je me deman­dais si l’expé­rien­ce allait être aussi forte qu’il y a 5 ans ? En fait ce fut différent mais tout aussi beau ! De­puis le retour, les mots me man­quent pour décrire ce que nous avons vé­cu là-bas! Ce fut un séjour plein de découvertes : découverte de la Po­lo­­gne bien sûr, de son histoire mais aussi de ses habitants, d’un accueil désarmant…
Ils ont été tellement attentionnés, gentils, patients et généreux que mê­me mille mercis ne suffiraient pas !
Pour moi, Les JMJ c’est ce moment où des jeunes du monde entier se réunis­sent pour une chose : la ren­contre de Dieu et la rencontre de l’autre! J’ai pu partager des mo­ments parfois brefs mais intenses : des regards, des gestes, des pa­roles…
Ces JMJ furent tout simplement inou­bliables, riches en émotion, en échan­ge… Ce fut une chance de pouvoir vivre cette expérience unique !

Mélina Bonnefis

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J’ai toujours entendu parler des Jmj par des amis ou ma famille donc lorsque j’ai eu l’occasion de pouvoir les vivre, je n’ai pas hésité. J’avais entendu différents témoignages mais je suis quand même partie sans trop savoir à quoi m’attendre. Ce que j’ai trouvé fut bien plus intense que ce j’aurai pu espérer ou imaginer.

J’ai trouvé d’abord une hospitalité inconditionnelle de la part des polonais, pendant une semaine on m’a accueillie comme une enfant de la famille. J’ai compris que quand nous souhaitions vraiment échanger, peu importe la barrière de la langue, les sourires, les fous rires, les regards, les gestes, les jeux étaient les mots les plus efficaces. Je me souviendrai toujours de la dame qui a vidé et quitté sa maison pour aller vivre chez une voisine et nous offrir son foyer.

J’ai aussi fait des rencontres magnifiques. Dans les rues, pendant les cérémonies ou lors des longues attentes dans les transports, tout le monde se parlait, échangeait, qu’importe son âge ou sa nationalité. Entourée de ces millions de jeunes qui avaient les mêmes valeurs que moi, qui priaient le même Dieu, je ne me suis plus sentie seule. Dans notre vie d’étudiant bien remplie et très rapide, on a parfois du mal à rencontrer d’autres jeunes qui partagent notre foi, donc on n’en parle que très peu. Mais lors des JMJ les échanges étaient naturels et faciles malgré la maladresse de la langue. Partie avec une cinquantaine d’autres jeunes aveyronnais, notre groupe s’est soudé, est devenu complice dans les rires, les imprévus, les attentes et les très longs voyages en train. Je pense qu’une longue histoire d’amitié a ainsi commencé.

J’ai aussi trouvé de l’espoir. Dans le contexte actuel, j’ai déjà eu des questions de mes amis : « Tu ne penses pas que la religion est la cause de toutes ces guerres, de ces divisions entre les peuples ? ». J’ai parfois douté alors face à la succession des récents événements. Mais quand je suis arrivée à Cracovie, que j’ai assisté à la cérémonie d’ouverture, entourée de plusieurs milliers de jeunes venus de toutes les nations, j’ai compris que notre foi rassemblait bien plus qu’elle ne divisait, qu’elle était la corde qui nous reliait tous. Je pense que sans le savoir, j’avais vraiment besoin d’espoir. Finalement en partant aux JMJ, j’ai trouvé ce dont j’avais besoin mais dont je n’avais même pas conscience lors de mon départ.

Pour finir, quand je suis rentrée, on m’a demandé qu’elle fut l’image qui m’a le plus marquée dans mon pèlerinage polonais. Ce qui m’est directement venu à l’esprit fut la dernière veillée au campus de la miséricorde. Nous étions plus de 2 millions rassemblés, nous nous apprêtions à dormir à la belle étoile et le pape nous a demandé de tous nous tenir la main, nous montrant ainsi « qu’il était bien plus facile de construire des ponts que de bâtir des murs » et que, nous jeunes, c’était notre rôle de prendre les choses en mains, de devenir acteurs de notre monde pour le rendre plus beau. On est resté ainsi quelques minutes dans un silence saisissant à prier pour la paix, pour les pays dans la souffrance de la guerre. Le pape François a alors dit : « Et notre réponse à ce monde en guerre a un nom : elle s’appelle fraternité, elle s’appelle lien fraternel, elle s’appelle communion, elle s’appelle famille. Nous célébrons le fait de venir de diverses cultures et nous nous unissons pour prier. »

Stéphanie Christophe

La-foule-presse-pour-ecouter-pape-Francois-lors-messe-envoi-cloture-JMJ-Cracovie-dimanche-31-juillet_0_730_487J’ai souhaité participer aux JMJ pour plusieurs raisons : tout d’abord pour rencontrer de jeunes croyants ayant moi-même peu d’amis chrétiens ; ensuite pour approfondir ma foi et enfin, pour tenter de trouver des réponses à de nombreuses questions.

J’ai été touchée par la générosité des familles polonaises qui nous ont accueillies malgré la barrière de la langue. Elles nous ont ouvert les portes de leur famille, permis de découvrir la culture polonaise mais aussi de nous interroger sur la pratique religieuse. En effet, la manière de prier est différente de celle que nous pratiquons ici. Là bas, on prie à genoux. Un peu déroutant au début, je me suis aperçue au fil des jours que cela permettait une prière plus profonde, un plus grand recueillement.

Ce que je retiendrai de ce pèlerinage, c’est la bonne humeur, la joie de tous malgré les « épreuves » : longues marches, chaleur, fatigue… Dans cette ambiance festive couplée à des prières partagées par des millions de personnes (présentes en Pologne ou ici en France et ailleurs), il m’a semblé avoir reçu plus d’amour qu’une vie entière ne permet pas de recevoir. Il n’existe pas de mot suffisamment fort pour décrire ce que j’ai pu ressentir. Dieu était vraiment là parmi nous.

Je remercie encore ceux et celles qui ont rendus ce pèlerinage polonais possible et j’encourage les jeunes à joindre les rangs des JMJistes, en effectuant le voyage ou en permettant sa réalisation.

Emeline Prunières

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